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Les œuvres

La première période : 1953

La première étape consiste à vider le bâtiment et à lui rendre sa propreté originelle.

L'ensemble architectural apparaît comme un vaisseau renversé : les murs seront recouverts de blanc et les arcs doubleaux peints de couleur ocre, afin de délimiter l'espace.
L'humidité du massif de la Chartreuse le contraint à utiliser la toile de jute, pour un premier bandeau de 144 m², recouvert d'un enduit composé de terre rouge, de miel, de sucre candi et d'œuf, tandis que les personnages sont réalisés au charbon.

Arcabas divise alors symboliquement l'église en deux parties.

LA NEF
La nef évoque la vie terrestre : la naissance, le travail, la vie de famille, les jeux, mais aussi la violence, la lâcheté, les maladies, la mort sont ainsi évoqués. Ces scènes sont accompagnées d'anges portant les Tables de la Loi .

 

 

 

LE CHOEUR
Le chœur est consacré à la vie divine. La Cène se découpe sur quatre panneaux situés le long de l'abside.

 

 

 

 

Le passage du monde humain au monde divin, se fait au moyen de deux éléments conçus comme des charnières.

LA TRAVÉE DU CHOEUR
Les deux toiles de la travée du choeur représentent deux moyens pour les hommes de passer du monde humain au monde divin : à gauche, la Résurrection de Lazare, illustration de la toute puissance divine ; à droite, l'épisode de la Femme adultère, sauvée par la miséricorde divine.

 

 

 

LES FRESQUES DES LUNULES
Les fresques des lunules du transept font également le lien entre la nef et le choeur marquant un passage :
Adam et Eve chassés du Paradis (chapelle sud) sont condamnés à vivre ce que l'on a évoqué dans la nef, symbolisant ainsi ceux qui se détournent du créateur.
A contrario, saint Bruno (chapelle nord) rend visite à saint Hugues, évêque de Grenoble, fondateur de l'ordre des Chartreux en 1084.  

 

La boucle se referme donc : le bandeau central trouve ainsi son unité et sa logique et l'ensemble ne reste pas figé puisque les deux mondes se répondent sans cesse.

Le bandeau central est marqué par les couleurs chaudes ; la création des vitraux des chapelles nord et sud, dans des tons doux, bleu et vert, évoquant les paysages de Chartreuse atténuent la force des ocres présents dans tout le bâtiment.

Comme pour la vie humaine, naissance et mort se font face dans les chapelles : le vitrail sud évoque la naissance du Christ, porté par la Vierge, entourée d'anges musiciens. Celui de la chapelle nord présente le Golgotha. On peut y voir les trois croix ainsi que les instruments de la passion et la couronne d'épines.
En perspective, le crâne d'Adam, sculpté dans le tilleul recouvert de feuilles d'or en 1969, évoque la condition mortelle de l'Homme.
La tradition juive prétendait qu'à cet endroit se trouvait la sépulture du premier homme, Adam.

Les portes de chêne, aux anges cloutés de cuivre, le Moïse en pierre de Villette, les candélabres, les incrustations de laiton coulées dans le granito (mélange de marbre noir et de ciment) complètent cette première démarche.
L'autel sculpté en marbre de Russie date de 1966. L'ange du tabernacle est sculpté dans la pierre de Verger.

La première intervention s'achève en 1967. L'artiste a pourtant un sentiment d'inachevé. Il décide donc de s'éloigner de Saint-Hugues à la fin des années 60.
Le conseil National des Arts du Canada lui confie un poste à l'université d'Ottawa, où il fonde et dirige l'atelier collectif expérimental.

 

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